Double tenant du titre, le Paris-Saint-Germain lançait ce mercredi 9 septembre sa campagne de Ligue des Champions par la réception du Slovan Bratislava. L’équipe slovaque, entraînée par Yaya Touré semblait être pour les Parisiens l’adversaire idéal pour démarrer la phase de ligue et se mettre en confiance. D’autant que la confiance n’était pas au plus haut au vu des derniers résultats. Le PSG a lancé sa saison nationale avec pas deux défaites et deux nuls contre Lens, Rennes, Lille et Monaco. Malgré l’écart de niveau sur le papier entre les deux équipes, le match était donc loin d’être une formalité sans enjeu.
Premier enjeu pour le club de la capitale, le onze de départ. Luis Enrique pratique toujours sa politique de temps de jeu au mérite et de gestion des organismes de ses cadres. Pour son entrée en lice, il décidé d’aligner la défense titulaire à l’exception de Zabarnyi à la place de Marquinhos, pouvant compter sur le retour de Nuno Mendes. Le milieu de terrain était légèrement remanié, avec la présence de Dro Fernandez en lieu et place de Joao Neves laissé au repos. L’attaque était elle aussi inédite avec la titularisation de Ferran Torres et Dembélé, accompagnés par Maghnes Akliouche qui enchaine les matchs et les titularisations en ce début de saison, sans pour autant convaincre totalement ses supporters. Dès l’entame du match la domination technique de Paris s’est fait ressentir et cela n’a eu de cesse jusqu’au coup de sifflet final. Le PSG s’est procuré énormément d’occasions, inscrivant six buts au cours de la partie, sept même en comptant celui hors-jeu de Nuno Mendes. Le club francilien, n’a concédé que très peu, à l’exception du but inscrit par Suleiman Camara, meilleur joueur du Slovan sur la rencontre, après un beau rush lors duquel il s’est facilement défait de Zabarnyi.
Des joueurs qui sortent du lot
Côté parisien, si toute l’équipe sans exception a largement été au niveau, plusieurs individualités se sont montrées très à leur avantage. Le premier nom qui ressort, rien qu’en voyant le tableau d’affichage c’est Ferran Torres. Élu homme du match, « El Tiburon » a inscrit un triplé et montré une nouvelle fois aux parisiens toute l’étendue de sa palette. Son premier but vient d’un appel digne d’un attaquant de haut niveau, il réceptionne le centre parfait de Dembélé pour finir de volée pied droit. Son second est également de grande classe. Après un rush solitaire d’Akliouche qui élimine 3 joueurs, il hérite du ballon à l’entrée de la surface, élimine un défenseur slovaque sur son contrôle orienté et enroule une frappe parfaitement placée dans le petit filet. Il conclut son triplé par un but opportuniste du genou sur un corner du même Ousmane Dembélé. L’Espagnol rend ainsi parfaitement la confiance accordée par son entraîneur en ayant également réalisé dans le contenu un match plein.

@Anne-Christine POUJOULAT
Néanmoins, si l’UEFA a décidé de le nommer homme du match, le meilleur joueur parisien a sans aucun doute été sa star et numéro 10. Le Ballon d’Or en titre ouvre le score à la suite d’une frappe de Mendes sur le poteau qui lui revient dessus. Il est également passeur sur deux des trois buts de Ferran. Il inscrit également un second but en opportuniste, de la tête après un ballon contré de Dro Fernandez. S’il rate deux grosses occasions, en dévissant un ballon piqué puis en heurtant la barre à bout pourtant, son match reste une performance XXL avec deux buts et deux passes décisives, le tout en étant toujours aussi utile dans le jeu de son équipe. La relation avec Ferran Torres semble déjà très avancée tant les deux se sont systématiquement cherchés dans le match, ce qui promet pour la suite de la saison parisienne.
Le dernier joueur parisien qui s’est illustré est sûrement celui que l’on attendait le moins, Dro. Le jeune milieu de 18 ans connaissait sa première titularisation en ligue des champions avec le PSG et il peut en être très satisfait. Il est impliqué sur bon nombre d’actions offensives parisiennes que ce soit par ses déplacements, ses relais ou même ses récupérations hautes, un registre qu’on lui connaissait moins. L’espagnol semble être revenu de son été plus solide physiquement et être d’ores et déjà un joueur plus évolué et prêt pour le plus haut niveau qu’il ne l’était il y a quelques mois. Voilà un joueur de plus sur qui Luis Enrique et son staff pourront compter pour la suite de la saison et pourquoi pas même les échéances importantes à venir au cours de la saison, d’autant que son entraîneur semble être fan.
Paris a donc parfaitement démarré sa campagne de ligue des champions, et s’il faut nuancer les analyses au vu de l’adversaire qui ne joue pas dans la même cour, cela reste une première très réussie. L’absence de Kvaratskhelia et Doué, dont s’est passé Luis Enrique pour ce match, vient ajouter à cette performance la perspective d’y ajouter ces deux superstars piquées dans leur ego qui souhaiteront sans doute montrer qu’ils ont toujours aussi faim. S’il n’est pas le seul, le Paris-Saint-Germain s’affirme en ce début d’année comme l’un des grands favoris à sa propre succession, et le rêve de Three-Peat (trois ligue des champions d’affilée) et un réel objectif à prendre très au sérieux tant que groupe semble être insatiable.
