Prédictions : qui sont nos favoris dans cette Ligue des Champions ?

Dans quelques heures la Ligue des Champions entre dans sa phase la plus concrète : la phase à élimination directe. Maintenant que le tableau final est dressé, quelles sont les équipes favorites ? Quelles équipes peuvent jouer un mauvais coup à ces favoris ? Et enfin y a t-il des équipes d’ores et déjà condamnées ? Retrouvez dans cet article les prédictions et analyses de la rédaction Box2Box.

  • Les favoris:
Les stars offensives du Bayern Kane et Olise célèbrent un but @Getty image

Bayern: Confortablement leader de Bundesliga, c’est avec des ambitions bien plus grandes que le Bayern entame cette phase à élimination directe. Meilleure attaque d’Europe, le rouleau compresseur allemand se doit de faire de ce 8ème de finale contre l’Atalanta une formalité. L’armada offensive des Bavarois a de quoi faire trembler n’importe quelle défense. Avec 92 buts en 25 matchs de Bundesliga, le Bayern est très largement la meilleure attaque d’Europe, et pour cause, son secteur offensif fait rêver : Kane, Olise, Musiala, Luiz Diaz, Lennart Karl…, autant de noms qui constituent une menace existentielle pour les défenses adverses. Les hommes de Vincent Kompany ont aussi rassuré avec des matchs tests remportés contre le PSG et Chelsea pendant la phase de ligue. Depuis 2020 et leur dernière victoire, les Bavarois ne s’étaient jamais présentés en position aussi dominante, seule ombre au tableau : cette défaite 3-1 contre Arsenal en phase de ligue qui donne peut-être aux Gunners un léger ascendant psychologique quant à un possible futur affrontement. Dans sa partie de tableau en revanche, le Bayern reste favori pour accéder à la finale, et si le quart et les demis finale risquent d’être relevés, ne pas voir les Munichois à Budapest le 30 mai prochain serait un échec pour le club allemand.

Arsenal: Premiers du classement général et vainqueurs de leurs huit matchs, les Gunners sont avec le Bayern les grands favoris de cette Ligue des Champions. Demi-finalistes la saison passée, les hommes d’Arteta sont partis pour faire au moins aussi bien cette saison. Grâce un tirage très favorable, Arsenal dispose de la partie du tableau la plus abordable pour accéder à la finale. Ils devraient logiquement écarter le Bayer Leverkusen de leur route en huitième de finale et en quart de finale ce sera le vainqueur du duel Sporting Lisbonne – Bodo/Glimt. Des adversaires largement à leur portée et, bien que le club londonien soit engagé dans une course au titre acharnée en Premier League, on attend encore plus de cette saison décisive pour Mikel Arteta. Les Gunners ont démontré être capables de venir à bout de cadors comme le Bayern en gagnant 3-1, l’Atlético Madrid 4-0 et l’Inter 1-3. C’est ce type de performances qui prouvent qu’Arsenal a toutes les cartes en main pour enfin remporter un trophée majeur après lequel ils courent depuis 2004.

  • Les équipes en embuscade pour la victoire finale:
Lamine Yamal, incontestablement le meilleur joueur du monde ? @ANDER GILLENEA / AFP

– Barcelone: Face à Newcastle, le FC Barcelone doit montrer à ses détracteurs que les soucis défensifs aperçus depuis l’arrivée d’Hansi Flick et encore plus particulièrement en cette deuxième saison, sont loin derrière eux. Cette confrontation a déjà eu lieu en phase de ligue, et si l’intensité qui caractérise les hommes d’Eddie Howe avait asphyxié le Barça sur les premières minutes, ils avaient fini par trouver la solution, notamment grâce à un Marcus Rashford de gala, s’imposant 2-1. Sur la forme récente, le FC Barcelone revient très bien après une période de doutes, notamment symbolisée par cette claque 0-4 contre l’Atletico. Les Catalans possèdent également dans leur rang un avantage considérable, le meilleur joueur du monde. En effet, le prodige Lamine Yamal est depuis plusieurs semaines sur un niveau de jeu tout simplement ahurissant. En plus des différences et décalages qu’il crée sans cesse, il semble devenir de plus en plus décisif. Il a d’ores et déjà dépassé son total de buts de la saison passée (18) et depuis le début de l’année 2026, il a déjà marqué 10 buts et délivré 4 passes décisives. Lorsqu’arrivent ces échéances de Ligue des Champions, compter dans ses rangs un tel joueur dont le niveau de confiance est aussi haut est forcément un argument de taille. Néanmoins, le secteur qui devra rassurer dans cette double confrontation, c’est la défense. Le gardien Joan Garcia est une véritable satisfaction et camoufle parfois les défauts de son équipe, mais il ne pourra pas tout faire tout seul. C’est l’équilibre défensif du système d’Hansi Flick, basé sur un plan de jeu à haut niveau de risque, qui devra prouver qu’il peut être compétitif, notamment face à une équipe qui comporte des joueurs comme Gordon, Barnes ou Elanga, très à l’aise lorsqu’il faut jouer avec des espaces dans le dos de la défense. Pour être considéré comme un des grands favoris de cette Ligue des Champions, les Catalans devront montrer qu’ils ne jouent pas dans la même cour que Newcastle et faire de cette double confrontation une formalité.

– Paris SG: Forts de leur statut de champions en titre, les Parisiens traversent pourtant une passe compliquée de leur saison. Certainement essoré par le rythme infernal, que les hommes de Luis Enrique doivent tenir avec un effectif réduit, Paris semble poussif ces derniers temps. En Ligue des Champions d’abord, sans victoire sur les 3 dernières journées de phase de ligue alors que les affiches paraissaient plus qu’abordables, puis en barrage où le PSG n’est pas apparu franchement dominant contre Monaco. Ajoutons à cela un petit coup d’arrêt en Ligue 1 avec 2 défaites sur les 4 derniers matchs, pas les meilleures dispositions pour s’avancer face à Chelsea en 8e. Submergé par les blessures, Paris a heureusement enregistré les retours de Dembélé, Joao Neves et Mayulu dans le groupe, mais pas de certitude quant à leur présence dans le 11 de départ mercredi soir. Si le PSG est loin de sa meilleure forme, les Blues (5e de Premier League) n’apparaissent pas non plus comme un obstacle insurmontable. La clé du match se situera certainement au milieu, où, malgré la fatigue, Paris devra répondre à l’intensité imprimée par le club londonien. Cette confrontation entre deux équipes qu’on attendait bien plus en forme cette saison, est probablement la plus indécise de ces 8èmes de finale, mais face à un Chelsea très perméable défensivement, les Parisiens ont leur destin en main et se doivent d’écarter les Blues de leur route vers le back to back.

– Manchester City: Qualifiés de justesse dans le top 8 après une phase de poule en dents de scie, les hommes de Guardiola peuvent-ils se présenter en huitième de finale avec l’ambition de soulever la coupe ? Les Citizens tiennent leur victoire référence face au Réal Madrid 1-2 au Santiago Bernabéu, face à un adversaire qu’ils retrouveront déjà ce mercredi. Invaincus depuis 11 matchs, ils sont une vraie menace pour les Madrilènes. Hormis les absences de Kovacic et Gvardiol, Pep Guardiola dispose de l’entièreté de son effectif pour venir à bout d’une équipe du Réal Madrid très diminuée. Cette rencontre est pour eux l’occasion de prendre leur revanche sur la saison passée. A moins d’une grande surprise, Manchester City devrait se qualifier face au Réal Madrid, l’interrogation sur leur capacité à remporter la coupe se pose sur leur adversaire en quart de finale. En effet, en cas de qualification Manchester City devra éliminer potentiellement le Bayern Munich s’ils veulent aller au bout de leurs ambitions. Également engagés dans la course au titre en Premier League, il est normal de s’interroger sur la capacité des Citizens à lutter sur deux fronts simultanément. Nous avons vu à plusieurs reprises cette saison Manchester City caler en championnat ou en Ligue des Champions. De plus, le tirage au sort ne leur a pas accordé la partie du tableau la plus favorable. C’est pour ces raisons que l’équipe de Guardiola ne fait pas encore partie des grands favoris pour cette édition 2025-26.

  • Les équipes difficiles à classer:
Vinicius Jr, le facteur déterminant de la double confrontation ? @Getty images

Real Madrid: Pour la quatrième année de suite, le Real affronte Manchester City en tour à élimination directe de LDC. Cette saison, les Madrilènes se présentent avec une liste d’absents longue comme le bras. Rodrygo est d’ores et déjà forfait pour le reste de la saison, et Bellingham et Mbappé vont manquer le match aller et assez sont incertains pour le retour. Le Real devra aussi faire en défense sans Carreras, Huijsen, Militao et Alaba, soit pratiquement la défense titulaire. La dynamique récente depuis l’arrivée d’Arbeloa est plutôt bonne en terme de résultats mais dans le jeu assez peu rassurante, et les récentes défaites contre Getafe et Osasuna sont clairement alarmantes. D’autant qu’en face Manchester City arrive avec toutes ses armes et dans une dynamique de jeu et de résultats très positive. Autre motif d’inquiétude en Espagne, le Real avait été battu par les hommes de Guardiola en décembre à l’occasion de la phase de ligue dans un match où l’absence de Mbappé s’était déjà fait ressentir. Néanmoins, s’il existe bien un club qu’il ne faut jamais enterrer dans cette compétition c’est le Real Madrid. Les Merengues pourront s’appuyer sur leur homme fort du moment Vinicius Jr, buteur dans 3 de ces 5 derniers matchs, dont les deux matchs de barrage face à Benfica. Le Brésilien qui retrouve des couleurs sera sans aucun doute l’homme à surveiller côté madrilène, lui qui n’a plus rien à prouver en LDC et qui a déjà montré qu’il savait porté son équipe sur ses épaules dans cette compétition. La pression sur le club madrilène est immense et une nouvelle élimination assez tôt dans la compétition ferait sérieusement tâche pour un club qui nous a habitué à la gagner un an sur deux en moyenne depuis 2014. Mais avec de telles absences il ne serait pas très étonnant de voir ce Real Madrid assez pauvre collectivement et ne pouvant pas s’appuyer sur ces individualités se casser les dents sur les Citizens, au complet et collectivement plus cohérents.

– Atletico Madrid: Probablement l’équipe la plus difficile à lire et pronostiquer de ces 8e de finale, l’Atletico sera opposé à Tottenham. Les hommes de Simeone sont favoris mais difficile de l’affirmer avec conviction tant ils sont capables du meilleur comme du pire. Ils peuvent passer de mettre 4-0 au Barça en une mi-temps, à perdre 0-3 face au Rayo Vallecano 3 jours plus tard. L’Atletico d’il y a quelques années qui faisait peur à tout le monde en Ligue de Champions et qui avait fait 2 finales en 3 ans n’existe plus, et les Colchoneros n’ont passé qu’un tour à élimination directe sur les 3 dernières années. Pourtant, déjà hors de la course au titre en Liga et pour ce qui est sûrement la dernière année de leur légende Antoine Griezmann et peut-être même de Diego Simeone, l’Atletico devrait arriver surmotivé pour cette compétition. Ils pourront s’appuyer sur un secteur offensif qui fonctionne très bien, renforcé à l’hiver par Ademola Lookman déjà bien intégré et qui est venu s’ajouter aux Alvarez, Sorloth, Simeone tous plutôt en bonne forme. S’il n’est plus le même qu’il y a quelques années, Jan Oblak a tout de même retrouvé cette saison un excellent niveau et est redevenu une valeure sûre de cette équipe. Le secteur défensif, historiquement la grande force de l’équipe de Simeone, est lui moins rassurant. Si les Colchoneros se présentent avec le niveau qu’ils ont montré à l’aller face au Barça ou dans le derby face au Réal, la double confrontation contre un Tottenham malade devrait être largement à leur portée, reste à savoir quel visage ils afficheront.

– Chelsea: Les Blues peuvent-ils jouer un mauvais coup au PSG ? Depuis l’arrivée de Liam Rosenior sur le banc, Chelsea connaît une montée en puissance non négligeable. Sur ses 15 derniers matchs, le club s’est imposé 10 fois et n’a perdu que 3 fois, à chaque fois contre Arsenal. Cette forme récente face à un PSG en légère crise peut inverser la tendance de ce huitième de finale. Ce Chelsea peut réaliser des coups, leur victoire écrasante face au Barça 3-0 leur a permis de décrocher leur billet direct pour les huitièmes de finale. Cependant, les Blues ne sont pas forcément favoris face aux Parisiens. Cette équipe présente de nombreuses lacunes défensives qui, face à l’attaque du PSG peuvent faire couler le club londonien. Offensivement, l’absence d’Estevao pourait aussi compliquer la tâche aux Anglais. Heureusement, Rosenior peut compter sur son milieu de terrain très solide et capable de dominer physiquement celui du PSG. De plus, Joao Pedro est en grande forme, en 2026 le brésilien à inscrit 11 buts et 2 passes décisives, c’est un atout majeur qui peut donner espoir à Chelsea. Malgré cela, la marche semble être encore trop haute pour Chelsea qui ne paraît pas assez solide. A moins d’une grande surprise, les Londoniens ne devraient pas franchir l’obstacle PSG.

Liverpool: Après leur mercato XXL de cet été, les Reds étaient attendus au tournant en Ligue des Champions. La sortie en 8e de finale face au PSG l’année dernière avait été compensée par le sacre en Premier League, mais depuis la machine d’Arne Slot semble de moins en moins huilée. Les bouleversements de l’effectif cet été (départ d’Alexander Arnold, arrivées de Wirtz Ekitike, Frimpong, Isak,…) n’ont sûrement pas aidé à garder de la continuité, de plus les recrues ne donnent pas franchement satisfaction. Isak a disparu des radars, sans rythme au début de saison puis blessé, Ekitike montre des choses intéressantes mais le français est trop irrégulier, même chose pour Wirtz. Liverpool peine véritablement à organiser son animation offensive. A celà s’ajoutent de grosses lacunes défensives et une grande fébrilité dans les fins de matchs comme ils l’ont montré contre Wolverhampton la semaine dernière. A mettre à leur crédit en revanche, la place de la phase de ligue, même s’ ils ont profité d’un calendrier plutôt favorable. Annoncés favoris de la double confrontation, attention à ne pas se faire piéger par le Galatasaray, contre qui ils ont déjà perdu 1-0 en phase de ligue. Les Reds devront assurer dès ce soir un résultat s’ ils ne veulent pas courir après le score au match retour. Point non négligeable, le retour est à Anfield, mais aller chercher une victoire contre le Gala chez eux n’est jamais une formalité, aux hommes de la Mersey de se dépêtrer du piège turc.

  • Les outsiders:
Luis Suarez a déjà fait oublié Gyokeres. @FILIPE AMORIM / AFP

Sporting: Équipe surprise du top 8, le Sporting Portugal est dans une forme étincelante. Le club lisboète n’a plus perdu toutes compétitions confondues depuis le 6 janvier et reste sur une série de 11 matchs sans défaite. Les hommes de Rui Borges se sont même offerts des succès de prestige notamment face à Paris ou au FC Porto dans un duel pour relancer le championnat. Pour venir à bout de l’autre équipe surprise de ces 8es de finale, Bodo Glimt, le Sporting Portugal pourra s’appuyer sur un secteur offensif en grande confiance. Ils possèdent la meilleure attaque du championnat portugais avec 64 buts inscrits en 25 rencontres, et leur nouvel attaquant star Luis Suarez en est déjà à 29 buts marqués à ce stade de la saison. En Ligue des Champions, ils ne sont que la 17e attaque, mais ils peuvent s’appuyer sur une défense solide, la 8e meilleure de la compétition pour le moment. L’objectif pour le club portugais, c’est de capitaliser sur son classement dans le top 8 et ainsi de profiter du tirage plutôt clément dont ils ont hérité. Si Bodo Glimt est une équipe très étonnante dont tout le monde se méfie, le Sporting pouvait difficilement rêver meilleur tirage. À eux de montrer qu’ils méritent leur place parmi les 8 meilleures équipes européennes et qu’ils ont le niveau pour se qualifier en quart de finale, ce que le club n’a encore jamais fait au 21e siècle.

Newcastle: Ce club est un mystère. Rachetés en 2022 par un fond d’investissement Saoudien, nous attendons encore de voir le projet Newcastle décoller. Figés à une 12e place en Premier League, les hommes d’Eddie Howe ont à cœur de prouver leur valeur en Ligue des Champions. La tâche ne sera pas simple puisqu’ils vont se mesurer au FC Barcelone, déjà vainqueur face aux anglais en phase de ligue. Bien que cette équipe de Newcastle ai des joueurs de qualité, la différence de niveau avec le Barça reste conséquente. Les récentes défaites à répétitions contre Manchester City, Everton et Brentford témoignent d’un manque de continuité dans les résultats et donc d’une fragilité notoire. En cas d’élimination face aux Catalans, il faudra tirer un trait noir sur cette saison catastrophique pour les Magpies.

Tottenham: Qualifiés grâce à leur victoire en Europa League l’année dernière, les Spurs ont surpris tout le monde en finissant la phase de ligue à la quatrième place. Mais si l’on observe en détail leur parcours, rien de surprenant. Leur calendrier était certainement l’un des plus faciles du tableau, et parmi les 8 équipes affrontées, seules 2 sont encore en lice : le PSG qui les avait battu 5-3 au Parc des Princes, et Bodo Glimt chez qui les Spurs avaient arraché le nul 2-2 dans les derniers instants. Alors que le club est enfoncé dans la crise (11 matchs sans victoire en premier league), la Ligue des Champions apparaît presque comme un poids pour des londoniens véritablement engagés dans la course au maintien. L’effectif est décimé par les blessures et l’arrivée d’Igor Tudor sur le banc en remplacement de Thomas Frank ne porte pour l’instant pas franchement ses fruits (3 défaites en 3 matchs). Sans identité tactique, les hommes de Tudor peinent à trouver la clé offensivement, mais ils paraissent surtout bien trop fébriles derrière pour ce stade de la compétition. La marche semble cette fois trop haute pour Tottenham, même face à un Atlético pas toujours régulier. Sauf surprise, les Spurs risquent de se heurter à l’expérience des hommes de Diego Simeone.

Atalanta: Affronter le grand favori de la compétition et la meilleure attaque d’Europe, voilà le défi qui attend l’Atalanta dans ces 8èmes de finale. Après avoir sorti le Borussia Dortmund dans un match retour héroïque, les Bergamasques doivent désormais faire face à l’équipe qui compte 11 points de plus que le BVB, qui a marqué 92 buts en 25 matchs de championnat, le Bayern Munich. Déjà pas annoncée comme favorite face à Dortmund, difficile de nommer le statut de l’Atalanta dans cette double confrontation. Depuis l’arrivée de Raffaele Palladino, l’Atalanta a retrouvé un rythme après un début de saison très compliqué, ils ont obtenu une 15e place en phase de ligue et sont remontés à la 7e place en Serie A. Pour autant, si cela va mieux qu’en début de saison, la dynamique récente est tout de même assez inquiétante, trois matchs sans victoire consécutifs face à la Lazio, Sassuolo et l’Udinese. Difficile d’être optimiste pour cette équipe face à l’ogre bavarois, et il n’est pas exagéré de dire que s’ils venaient à éliminer les allemands, ce serait sans conteste l’un des plus grands exploits du XXIe siècle en Ligue des Champions.

La star nigériane Osimhen porte son club jusqu’en huitième de finale @reuters

Galatasaray: Après 12 ans sans phase à élimination, le Galatasaray renoue enfin avec les 8èmes de finale. Une phase de ligue assez médiocre les aura amené en barrage contre la Juventus, double confrontation ou les turcs se seront fait peur au match retour, arrachant la qualif aux prolongations alors que la Juve avait remonté un retard de 3 buts. Plutôt en forme en championnat (1er avec 4 points d’avance), le club stambouliote peut aussi se targuer d’avoir déjà battu Liverpool (victoire 1-0) pendant la phase de ligue. S’ils les ont joués dans ce qui était la pire période de la saison pour le club anglais, leur bloc bas avait tout de même bien gêné les joueurs d’Arne Slot. La forme de Victor Osimhen n’est pas non plus à négliger, avec 7 buts en 8 matchs de LDC, le nigérian est à surveiller sur cette double confrontation, surtout avec les lacunes défensives des Reds. S’ ils ne partent pas favoris, les hommes du gala ont néanmoins un vrai coup à jouer dans ce 8èmes de finale, et ne pas y croire serait une grossière erreur tant on connaît la fragilité mentale de Liverpool cette saison.

Bayer Leverkusen: Les Allemands ont réalisé une phase de poule assez moyenne, marquée par un coup d’éclat en s’imposant 0-2 à Manchester face aux Citizens mais aussi par une défaite quelque peu écrasante face au PSG 2-7. Vainqueur de l’Olympiacos en barrage, les allemands devraient logiquement sortir en huitième puisqu’ils ont hérité d’Arsenal, un des favoris au titre. Il est difficile d’imaginer le 6e de Bundesliga éliminer sur une double confrontation le leader de la Premier League et également de la phase de poule de cette Ligue des Champions. Bien qu’ils disposent de joueurs réalisant une bonne saison comme Grimaldo ou Patrick Schick, c’est une équipe qui présente trop de faiblesse pour rivaliser avec Arsenal. Une élimination à ce stade ne serait pas très grave d’autant plus que le club pourra se concentrer sur son championnat où ils sont en course pour se qualifier en Ligue des Champions la saison prochaine.

Bodo/Glimt: L’invité surprise de cette édition ! On ne peut qu’être admiratifs des performances que réalise ce club d’une petite ville du cercle polaire. Les Norvégiens ont réalisé une phase de poule en deux temps. Après les 6 premiers matchs ils ne comptent que 3 points, notamment grâce à deux nuls contre Tottenham et Dortmund. A deux doigts de l’élimination, Bodo/Glimt reçoit Manchester City puis se déplace à Madrid pour y affronter l’Atlético. Deux murs qui semblaient infranchissables et pourtant les Norvégiens se sont imposés les deux fois. Ces exploits ont donc permis au club de décrocher une place pour les barrages où ils corrigent l’Inter Milan à domicile mais aussi à l’extérieur. Cette équipe propose un foot offensif avec un jeu projeté vers l’avant de manière simple et rapide, en deux-trois passes les Norvégiens sont capables de se créer une occasion de but. Si leur huitième de finale face au Sporting Lisbonne se présente comme l’affiche la moins alléchante, elle n’en reste pas moins intéressante. Après ce qu’ils ont montré, les joueurs du Bodo/Glimt sont capables d’éliminer les Portugais et ainsi de se faufiler en quart de finale. Il faut toutefois préciser que le championnat Norvégien est terminé, ainsi les joueurs du Bodo/Glimt n’ont qu’à se concentrer uniquement sur le Ligue des Champions, ce qui octroie un avantage non négligeable pour préparer les matchs. S’ils viennent à bout du Sporting, les Norvégiens devraient retrouver Arsenal, un adversaire cette fois trop fort pour eux qui mettrait fin à un très grand parcours comparable à celui de l’Ajax en 2019.

Co-écrit par Robinson Calle, Matthieu Durand et Mattia Vigliani

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